Laissez moi mes parents

Aujourd’hui encore, l’” intérêt supérieur de l’enfant ” consiste, pour la société et ses juges, à confier la résidence de celui-ci, en cas de séparation du couple, à un seul de ses deux parents, le plus souvent la mère. Pourtant, tout le monde le reconnaît, la famille a changé, le rôle du père a évolué. Les parents biologiques ne sont plus les seuls à assurer la protection et l’éducation des enfants. Il y a aussi tous les ” autres ” parents, ceux qu’Eric Verdier propose de regrouper sous le nom de ” coparents “, et qui comprennent les ” beaux-parents ” (en cas de remariage), mais pas seulement. Or, ce ” pas seulement ” est souvent ignoré par la loi, ce qui engendre des problèmes innombrables et des souffrances inutiles. Afin de rétablir l’équilibre coparental et d’éviter le sentiment d’humiliation de celui ou celle qui n’obtient pas la résidence de l’enfant, il convient de refonder la parentalité sur les valeurs essentielles que sont la clarté, le respect et l’équité : privilégier la résidence alternée et/ou favoriser le parent qui y est ouvert afin de prévenir l’” aliénation parentale “; établir la clarté sur les origines, en particulier en cas d’accouchement sous X, de procréation médicalement assistée ou de recours à une ” mère porteuse “; respecter l’équité par l’extension de la définition de conjoint aux pacsés et aux concubins, ouvrant ainsi l’adoption aux couples de même sexe; définir juridiquement un nouveau statut de coparent qui aille au-delà de la ” délégation d’autorité parentale “. Ainsi, l’intérêt réel de l’enfant sera-t-il enfin pris en compte. https://www.amazon.fr/Laissez-moi-tous-parents-reconnaissance-coparentalit%C3%A9/dp/2845472056

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La violence existe aussi au féminin ou comment sortir de la guerre des sexes

La violence et la souffrance que celle-ci engendre inévitablement ne sont souvent ni exprimées ni reconnues de la même manière selon qu’on est un homme ou une femme. Ainsi, la souffrance serait plus féminine et la violence plus masculine. Pourtant, de nombreuses voix s’élèvent aujourd’hui pour affirmer la symétrie des dommages et dénoncer toutes les humiliations : celles des femmes, humiliées dans leur liberté, comme celles des hommes, humiliés dans leur sensibilité. Car une chose est sûre aujourd’hui, dans nos sociétés : les deux sexes sont émetteurs de violence et subissent la souffrance qui en découle. La violence dite masculine est, le plus souvent, associée à la sexualité et au pouvoir par la force et par la loi, alors que la violence féminine est plutôt associée à la parentalité et au pouvoir par l’émotionnel et par le lien. De nombreux dysfonctionnements sociétaux résultent de cette situation. En conséquence de quoi, beaucoup d’hommes sont victimes de suspicions infondées ou subissent, dans l’indifférence générale de la société, une violence — directe ou indirecte — dans leurs rôles de fils, de conjoints, de pères ou de grands-pères. De nombreuses femmes aussi, cependant, sont la cible de ces formes méconnues de la perversité au féminin… L’objectif de la vingtaine de chercheurs et de citoyens qui ont participé à cet ouvrage innovant sur la violence féminine est, précisément, de sortir de l’impasse sociale dans laquelle nous nous trouvons. Dépasser la guerre des sexes ne pourra se faire que dans une optique conjointe féministe et hoministe, c’est-à-dire incarnant une alliance féconde du féminin libre et du masculin sensible. https://ho-editions.com/productdisplay/la-violence-existe-aussi-au-f%C3%A9minin Ont collaboré à cet ouvrage : Daniel Berland, Matthieu Bourdet, Dounia Bouzar, Christine Castelain-Meunier, Olivier Clerc, Roland Coutanceau, Jocelyne Dahan, Liliane Daligand, Bettina de Pauw, Germain Dulac, Patrick Guillot, Serge Hefez, Sylvie Hippolyte, Marc Juston, Dominique Mathey, Hanna Milling, Gérard Neyrand, Tan Nguyen, Huong Son Nguyen Phuoc Vong, Lolita Pheulpin, Pascal Queslin, Émilie Saissay, Nicolas Védrines, Éric Verdier et Éva Wyss.

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Les femmes demandent pardon aux hommes

Qui doit commencer ?

Pour apaiser et guérir un peu de notre maladresse partagée, il semble très utile et efficace de prendre une responsabilité, reconnaître notre part d’ombre et de comprendre comment nous participons involontairement à ce qui nous fait si mal.
« Je suis une femme
Qui a été blessée par les hommes.

Les femmes ont été abusées durant des siècles, par des hommes inconscients
Nos blessures ont besoin d’être vues et guéries.

Je suis une femme
Qui a blessé les hommes
Les blessures des hommes ont besoin d’être vues et guéries…

Je rêve d’un moment,
Où nous tous prendrions une responsabilité pour la part de chacun de nous qui participe à ce gâchis…

Que nous puissions revenir dans notre puissance, en assumant notre part de cette bataille.

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Lien entre fibromyalgie et violences sexuelles dans l’enfance

«Nous savons maintenant qu’un stress émotionnel sévère, tel que celui provoqué par un abus sexuel, peut provoquer des lésions cérébrales chroniques», explique le professeur Efrati. «Ces plaies cérébrales non cicatrisantes peuvent expliquer certains troubles physiques et psychologiques à long terme incessants, tels que la fibromyalgie.

«Nous savons aussi maintenant que la fibromyalgie s’enracine dans la partie du cerveau responsable de l’interprétation de la douleur.En utilisant de nouvelles technologies d’imagerie cérébrale, nous avons pour la première fois identifié les zones du cerveau touchées par un traumatisme.

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MA MÈRE, MON AGRESSEUR

«Quand tu es agressé par une femme, par ta mère, c’est très différent. On attend tout d’une mère, c’est naturel. Quand tu es bébé, la première personne vers qui tu te tournes, c’est ta mère. Elle est censée te nourrir, te protéger. Quand tout ça est tordu, c’est toi qui deviens tordu.» Mère incestueuse, femme pédophile? Les mots écorchent et personne ne veut les entendre.Le traumatisme d’avoir été trahi profondément par la personne qui nous a donné la vie laisse des cicatrices souvent permanentes ou, pire, des plaies ouvertes.

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RÉPÉTITION DE LA VIOLENCE PAR L’ENFANT TÉMOIN OU VICTIME

Les enfants victimes ou témoins de la violence parentale, conjugale, peuvent se distancier de ces figures violentes. Une rencontre avec un adulte bienveillant aura un rôle fondamental dans le processus de résilience. La résilience se situe dans le désengagement. Il est probable que plus un enfant pourra se désengager vis-à-vis de ses parents et moins il répètera la violence subie. Cependant plus l’enfant sera exposé jeune et moins il pourra se désengager. Le mal, et la culpabilité, introjectés par l’enfant, devenant partie de lui, provoquent un processus de pensée : l’enfant se voit dès lors comme mauvais et coupable.

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Témoignage de Romain

J’ai fuis très tôt l univers familial pour m investir dans le sport que je pratique passionnément depuis maintenant 35 ans . Pendant longtemps , je n ai pas compris pourquoi j accumulais des conduites d évitement avec ma mère . Je me forçais à voir mes parents par principe , mais à chaque fois j étais anéanti . Depuis maintenant qq années , j ai compris que j avais été victime de maltraitance psychologique , mais aussi d attouchements physiques par ma mère . Encore ces 2 dernières semaines , elle a caressé l intérieur de ma cuisse et aussi violé mon intimité en me regardant uriner alors que je m étais caché des regards en avertissant : je lui ai dis que son attitude n était pas normal , mais absence de critique de sa part . Mon Grand Frère , s est réfugié dans un monastère après avoir été démoli par notre mère . De mon côté , je suis infirmier dans le domaine psy  car très sensibilisé par ce secteur vue mon passé familiale . Je vis seule avec mes chevaux : le cheval est un animal de fuite sans de capacité à manipuler , sans perversion possible . J ai la chance d avoir mes chevaux qui m ont permis d accéder à un niveau élevé de ma discipline équestre , ce qui me valorise. Mes chevaux sont ma famille . J ai vécu que des échecs dans ma vie sentimentale avec les femmes , je ne dois pas être fais pour la vie de couple , sûrement en lien avec mon enfance . J aimerais vous aider et vous promouvoir : c est tellement important pour les victimes de lire vos écrits .  Dites moi comment …

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INCESTE, LES MERES COMPLICES?

Rien n’est plus complexe que la réaction d’une mère lorsqu’il y a inceste dans la famille, explique le psychologue Charles Roy. Elle peut aider sa fille, la rejeter, nier l’abus ou collaborer avec l’agresseur.
Lorsque Cécile Dionne, l’une des trois jumelles Dionne encore vivantes, a dévoilé à la télévision que ses soeurs et elle avaient été «taponnées» par leur père à l’adolescence, la question a fusé,

directe: «Votre mère le savait-elle?» lui a-t-on demandé. «Les mères le savent toujours», a répondu Cécile, le regard lourd de reproches.

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Les âmes abîmées

Aujourd’hui j’aimerais témoigner car pendant longtemps j’ai essayé de cacher mon passé et avancer en aveugle dans sa vie. Accepter le passé fait partie de la recherche de ma identité, essentiel pour avancer.
Pas toutes les femmes qui enfantent, sont capables d’être mère. Enfanter c’est biologique, avoir de l´amour maternelle n’est pas donné à toutes. S´il y a trop de traumatismes liés à son histoire personnel c’est un devoir envers soi-même et envers les autres de se guérir, et éviter de reproduire les mêmes graves erreurs de retransmission de malheurs personnels et conflits générationnelles.
Je ne me souviens pas d´une seule fois de ma vie, ou cette femme m´a appelé par mon prénom. J´étais son souffre douleur, elle m´appelait „CA“ et par des insultes (les plus dégradantes et inhumaines) bref je n´ai jamais entendu mon prénom dans sa bouche. L’école m’a sauvé…

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Témoignage de Pascale

Je témoigne sur les relations mères-filles.
Pourquoi me dirait-on ? Parce que je suis choquée de la violence qu’on peut infliger à nos enfants, verbalement, et notamment à nos filles, violence qui laissera des traces indélébiles dans leur cœur et dans leur âme. J’en sais quelque chose !
Que je m’explique : il y a trois semaines, je recevais à dîner un couple d’amis et leurs deux enfants, un garçon de 8 ans et une petite fille de 2.5 ans. En arrivant, la maman me demande si je souhaite connaître le sexe du bébé à l’échographie. Je lui réponds que oui, surtout que, rêvant désormais d’une fille, il faudra que je m’habitue à l’éventualité d’avoir un second garçon pour l’accueillir et l’aimer de mon mieux. Et voilà cette maman, avec son petit ange blond accroché à ses jambes, debout dans l’entrée, qui m’assène : “ben, moi, tu vois, si j’avais pu choisir, j’aurais eu deux garçons parce que franchement les filles, c’est plus pénible….”

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La maltraitance des jeunes et ses conséquences — Témoignages et éclairage

INEXISTANTE

Inspirer.

Souffler.

Les yeux humides et la gorge serrée, j’ai avalé ma

salive. Énervée par ma propre faiblesse, j’ai essuyé

rageusement la larme qui glissait sur ma joue. Je devais

chasser ces pensées. Et tenir le coup.

Mon regard a erré sur les rares meubles de ce qui

me tenait lieu de chambre : un vieux bureau et une

chaise bancale achetés dans un vide-greniers, ainsi

qu’une petite commode qui avait dû, elle aussi,

connaître de nombreux propriétaires. Aucune photo

aux murs, pas le moindre souvenir de ma vie d’avant.

Cette pièce était mon refuge, le seul espace où je

pouvais me retirer, cacher ma souffrance, à l’abri des

regards assassins et des mots cinglants.

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Mère fille/anal

Ce qui m’a décidée à témoigner et chercher de l’aide auprès de vous : c’est quand mon amie (je suis homo) m’a dit que je devais voir un psy parce que il m’arrive de ne pouvoir retenir mes larmes lorsque j’entends certaines histoires d’inceste et parce que je viens de tomber malade alors que nous devions aller dîner chez mes parents. J’ai été terriblement vexée. Elle me reproche mon humeur maussade. Mais j’ai du mal à concevoir la vie comme un cadeau…

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Et pourtant je l’aime…inceste mère/bébé

Je ne souffre pas de flashes parce que cela m’est arrivé avant la mémoire. Ma mère est aveugle, de coeur s’entend, elle ne voit pas l’humanité dans les personnes. Encore moins, dans un enfant. je crois qu’elle ne sait tout simplement pas ce que cela signifie. Quand j’étais bébé, j’étais sa poupée. La poupée qu’on habille et qu’on coiffe, de jolies robes et de l’eau oxygénée, parce qu’elle voulait une poupée blonde. Ca c’est elle qui me l’a dit, mais déjà elle ne se souvient pas me l’avoir dit. Elle me soutient que je suis blonde, alors que je ne le suis pas… La réalité lui est étrangère. La poupée blonde que j’étais a eu le droit aussi à des traitements beaucoup plus sombres. Elle me tripotait quand elle me changeait, elle me pénétrait de diverses façons. Elle se masturbait auprès de moi, et elle me masturbait aussi. Ca ce n’est pas elle qui me l’a dit, il m’a fallu 15 ans de thérapie et mon propre enfant pour retrouver le chemin de l’inconcevable. Juste un bout de chemin, j’ai tellement peur de mes émotions. D’une certaine façon, je crois que je préfère encore ma peur face à la vie de tous les jours que d’affronter le chagrin tapi au fond de moi. Le chagrin d’une enfant aimante dont le monde s’écroule définitivement. J’ai detesté ma mère pendant 15 ans, sans savoir pourquoi. et aujourd’hui où je continue ma thérapie, je découvre ce qui est pour moi le comble: je l’aime! Cela aussi est inconcevable. Car la femme que j’ai devant moi n’a rien d’aimable. Et pourtant, je viens de renouer, de ressentir vivant au plus profond de moi, l’intense vibration d’amour que j’ai pour ma mère. ce fut un instant. Mon coeur s’est refermé rapidement devant ce dilemne insoluble: que faire d’un sentiment qui ne peut être vécu? Comment aimer quelqu’un qui non seulement ne m’aime pas, mais qui en plus m’a fait ça? sans remord, sans conscience, sans souvenir? Ma mère est un monstre froid et j’aime un monstre froid. C’est une constatation qui me désarme et me met en rage. Je suis, je reste ce bébé avec son immense pouvoir d’amour, dans ce corps d’adulte qui fait ce qu’il peut.

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Il est possible de s’en sortir

Il faut beaucoup de courage a des femmes et des hommes qui sont violents avec leurs enfants ou leurs conjoints pour venir consulter et oser dire le motif de la consultation. Mes premières consultations sur ces thèmes ont été compliquées pour moi car j’avais vécu une grande violence de la part de ma famille : violence physique et psychique et il a fallu que j’attende d’être réparée de cette enfance pour pouvoir à mon tour traiter et aider des personnes auteures de ces mêmes violences.
Il est important de travailler avec quelqu’un qui va être neutre dans la réception de cette parole et la description des faits.
S. a 40 ans au moment où elle vient me consulter : elle est maman de deux petites filles de quatre et six ans.

Elle vient me voir car, m’explique-t-elle, elle est violente, et, comme elle est médecin, elle sait exactement que les coups qu’elle porte peuvent être mortels.

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Force intérieure

Maman, j’ai dépensé tellement d’énergie, versé tant de larmes, vécu tant de désordres émotionnels en tout genre, risqué tellement de fois de perdre ce qui faisait de moi un être unique, perdre mon âme, ou pire ce que j’avais de plus précieux… qu’aujourd’hui, je témoigne par cette lettre. Le plus difficile est d’accepter cette cicatrice, et de regarder l’avenir, lorsque l’on se sent parfois morte à l’intérieur. Nous ne sommes pas fait pour la violence, nous sommes en voie d’accomplissement pour devenir des belles personnes, bienveillantes, aimantes. Nous avons le choix de nous transformer, ou de nous laisser emmurer dans nos héritages mortifères, dans les emprises et les conditionnements divers qui nous éloignent de notre vraie nature. C’est cette croyance qui m’a sauvé la vie, et qui me permet aujourd’hui d’avoir confiance en elle, et en mes semblables que je n’ai jamais cessés d’aimer.

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Une mère qui ne m’a jamais témoigné d’amour, ni physiquement ni en paroles

Et je suis heureuse de vous faire part de mon témoignage, avec ce message d’espoir : toutes les ressources sont au fond de nous, la Vie ne met sur mon Chemin que ce dont j’ai besoin pour m’accomplir

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