Les violences psychologiques Comprendre pour agir

Au-delà des violences physiques aux personnes, les violences psychologiques émergent dans les espaces clos (famille, monde du travail, institution scolaire). La violence psychologique pose un triple questionnement : celui de sa définition (avec la description des différents mécanismes), celui de son objectivation, celui de sa prise en charge (et de la prévention).

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Emprise et violence maternelle : Etude d’anthropologie psychanalytique

À partir d’exemples culturels et de cas empruntés à la clinique quotidienne, cet ouvrage montre les effets psychologiques d’une réduction de la personnalité féminine à sa seule fonction de reproduction : en particulier les comportements d’agression de la mère vis-à-vis de sa ou de ses filles.
Le paradigme de cet inceste du deuxième type est la relation mère/fille par l’intermédiaire d’un amant commun aux deux femmes : « À mes yeux, l’inceste fondamental, si fondamental qu’il ne peut être dit que de façon approchée dans les textes comme dans les comportements, est l’inceste mère/fille. Même substance, même forme, même sexe, même chair, même devenir, issues les unes des autres, ad infinitum, mères et filles vivent cette relation dans la connivence ou le rejet, l’amour ou la haine, toujours dans le tremblement. La relation la plus normale du monde est aussi celle qui peut revêtir les aspects les plus ambigus.

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Muriel Salmona : “À six ans, ma mère m’a livrée à des pédocriminels”

Comme plus de 40 000 victimes d’inceste, qui ont témoigné samedi dernier avec le hashtag #metooinceste, la psychiatre Muriel Salmona, présidente de l’association Mémoire traumatique et victimologie, a elle aussi livré un aperçu des violences qu’elle a subi à l’âge de 6 ans….Je me rappelle juste que des hommes ont “joué” avec moi.

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Inceste : comment expliquer le silence et le déni de certaines mères d’enfants victimes ?

“Parfois, mon frère reçoit un appel de ma mère. “Il regrette, tu sais. Il n’arrête pas de se torturer. Mais, il a réfléchi, c’est évident, tu devais avoir déjà plus de 15 ans. Et puis, il n’y a pas eu sodomie. Des fellations, c’est quand même très différent.”” Hallucinant. Incompréhensible. Ce sont les mots qui viennent spontanément à l’esprit de toute personne pour qui l’inceste est le tabou des tabous, en découvrant la réaction d’Evelyne Pisier.
Les mères les plus toxiques, les plus déstructurantes psychiquement, ce sont celles qui alternent les postures contradictoires : un coup, je te protège (“ma pauvre chérie, on va aller au commissariat”), un coup je te laisse tomber.

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“Sur l’interdit majeur portant sur l’inceste mère-fille”

« A mes yeux, l’inceste fondamental, si fondamental qu’il ne peut être dit que de façon approchée dans les textes comme dans les comportements, est l’inceste mère/fille. Même substance, même forme, même sexe, même chair, même devenir, issues les unes des autres, ad infinitum, mères et filles vivent cette relation dans la connivence ou le rejet, l’amour ou la haine, toujours dans le tremblement. La relation la plus normale du monde est aussi celle qui peut revêtir les aspects les plus ambigus »[…L’on comprend alors mieux l’interdit majeur portant sur l’inceste mère/fille. Ce qui compte n’est pas tant la dimension corporelle de l’acte sexuel (le mélange des « humeurs ») sur laquelle Françoise Héritier fonde sa démonstration, que les places généalogiques – proprement « symboliques », elles – qui sont assignées aux uns et aux autres.Ce qui est interdit, c’est de mettre en rivalité, à la même place, en un même lieu, en un même temps, deux personnes alliées par le lien de proximité le plus fort qui soit : enjeu fondamental, parce que garant de la préservation des frontières identitaires, fondant la cohérence de soi tout comme les liens avec autrui. En se focalisant sur la dimension corporelle de l’acte incestueux, l’auteur semble évacuer de son interprétation la dimension de la place dans la construction de l’identité : dimension véritablement « symbolique » au sens où, immatérielle, elle passe nécessairement par des symboles – tels les noms de parenté.Ainsi repensée, l’extension de la notion d’inceste autorise l’élargissement des enjeux à la dimension intra-psychique. Elle concerne à la fois l’expérience individuelle et ses régulations collectives. Elle permet aussi comme nous allons le voir d’articuler anthropologie et psychanalyse.

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Agression d’une prof sur son élève de 8 ans

« Lorsque la mère de la victime confronte l’accusée, elle avoue les gestes de plusieurs masturbations, de l’avoir embrassé sur la bouche […]. Elle lui dit être tombée en amour avec [l’enfant] et que mise devant les faits, elle avait honte », a expliqué la procureure de la Couronne, Me Claudia Ossio, plus tôt ce mois-ci au palais de justice de Laval.

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Témoignage de Romain

J’ai fuis très tôt l univers familial pour m investir dans le sport que je pratique passionnément depuis maintenant 35 ans . Pendant longtemps , je n ai pas compris pourquoi j accumulais des conduites d évitement avec ma mère . Je me forçais à voir mes parents par principe , mais à chaque fois j étais anéanti . Depuis maintenant qq années , j ai compris que j avais été victime de maltraitance psychologique , mais aussi d attouchements physiques par ma mère . Encore ces 2 dernières semaines , elle a caressé l intérieur de ma cuisse et aussi violé mon intimité en me regardant uriner alors que je m étais caché des regards en avertissant : je lui ai dis que son attitude n était pas normal , mais absence de critique de sa part . Mon Grand Frère , s est réfugié dans un monastère après avoir été démoli par notre mère . De mon côté , je suis infirmier dans le domaine psy  car très sensibilisé par ce secteur vue mon passé familiale . Je vis seule avec mes chevaux : le cheval est un animal de fuite sans de capacité à manipuler , sans perversion possible . J ai la chance d avoir mes chevaux qui m ont permis d accéder à un niveau élevé de ma discipline équestre , ce qui me valorise. Mes chevaux sont ma famille . J ai vécu que des échecs dans ma vie sentimentale avec les femmes , je ne dois pas être fais pour la vie de couple , sûrement en lien avec mon enfance . J aimerais vous aider et vous promouvoir : c est tellement important pour les victimes de lire vos écrits .  Dites moi comment …

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INCESTE, LES MERES COMPLICES?

Rien n’est plus complexe que la réaction d’une mère lorsqu’il y a inceste dans la famille, explique le psychologue Charles Roy. Elle peut aider sa fille, la rejeter, nier l’abus ou collaborer avec l’agresseur.
Lorsque Cécile Dionne, l’une des trois jumelles Dionne encore vivantes, a dévoilé à la télévision que ses soeurs et elle avaient été «taponnées» par leur père à l’adolescence, la question a fusé,

directe: «Votre mère le savait-elle?» lui a-t-on demandé. «Les mères le savent toujours», a répondu Cécile, le regard lourd de reproches.

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Les âmes abîmées

Aujourd’hui j’aimerais témoigner car pendant longtemps j’ai essayé de cacher mon passé et avancer en aveugle dans sa vie. Accepter le passé fait partie de la recherche de ma identité, essentiel pour avancer.
Pas toutes les femmes qui enfantent, sont capables d’être mère. Enfanter c’est biologique, avoir de l´amour maternelle n’est pas donné à toutes. S´il y a trop de traumatismes liés à son histoire personnel c’est un devoir envers soi-même et envers les autres de se guérir, et éviter de reproduire les mêmes graves erreurs de retransmission de malheurs personnels et conflits générationnelles.
Je ne me souviens pas d´une seule fois de ma vie, ou cette femme m´a appelé par mon prénom. J´étais son souffre douleur, elle m´appelait „CA“ et par des insultes (les plus dégradantes et inhumaines) bref je n´ai jamais entendu mon prénom dans sa bouche. L’école m’a sauvé…

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Témoignage de Pascale

Je témoigne sur les relations mères-filles.
Pourquoi me dirait-on ? Parce que je suis choquée de la violence qu’on peut infliger à nos enfants, verbalement, et notamment à nos filles, violence qui laissera des traces indélébiles dans leur cœur et dans leur âme. J’en sais quelque chose !
Que je m’explique : il y a trois semaines, je recevais à dîner un couple d’amis et leurs deux enfants, un garçon de 8 ans et une petite fille de 2.5 ans. En arrivant, la maman me demande si je souhaite connaître le sexe du bébé à l’échographie. Je lui réponds que oui, surtout que, rêvant désormais d’une fille, il faudra que je m’habitue à l’éventualité d’avoir un second garçon pour l’accueillir et l’aimer de mon mieux. Et voilà cette maman, avec son petit ange blond accroché à ses jambes, debout dans l’entrée, qui m’assène : “ben, moi, tu vois, si j’avais pu choisir, j’aurais eu deux garçons parce que franchement les filles, c’est plus pénible….”

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La maltraitance des jeunes et ses conséquences — Témoignages et éclairage

INEXISTANTE

Inspirer.

Souffler.

Les yeux humides et la gorge serrée, j’ai avalé ma

salive. Énervée par ma propre faiblesse, j’ai essuyé

rageusement la larme qui glissait sur ma joue. Je devais

chasser ces pensées. Et tenir le coup.

Mon regard a erré sur les rares meubles de ce qui

me tenait lieu de chambre : un vieux bureau et une

chaise bancale achetés dans un vide-greniers, ainsi

qu’une petite commode qui avait dû, elle aussi,

connaître de nombreux propriétaires. Aucune photo

aux murs, pas le moindre souvenir de ma vie d’avant.

Cette pièce était mon refuge, le seul espace où je

pouvais me retirer, cacher ma souffrance, à l’abri des

regards assassins et des mots cinglants.

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Mère fille/anal

Ce qui m’a décidée à témoigner et chercher de l’aide auprès de vous : c’est quand mon amie (je suis homo) m’a dit que je devais voir un psy parce que il m’arrive de ne pouvoir retenir mes larmes lorsque j’entends certaines histoires d’inceste et parce que je viens de tomber malade alors que nous devions aller dîner chez mes parents. J’ai été terriblement vexée. Elle me reproche mon humeur maussade. Mais j’ai du mal à concevoir la vie comme un cadeau…

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Et pourtant je l’aime…inceste mère/bébé

Je ne souffre pas de flashes parce que cela m’est arrivé avant la mémoire. Ma mère est aveugle, de coeur s’entend, elle ne voit pas l’humanité dans les personnes. Encore moins, dans un enfant. je crois qu’elle ne sait tout simplement pas ce que cela signifie. Quand j’étais bébé, j’étais sa poupée. La poupée qu’on habille et qu’on coiffe, de jolies robes et de l’eau oxygénée, parce qu’elle voulait une poupée blonde. Ca c’est elle qui me l’a dit, mais déjà elle ne se souvient pas me l’avoir dit. Elle me soutient que je suis blonde, alors que je ne le suis pas… La réalité lui est étrangère. La poupée blonde que j’étais a eu le droit aussi à des traitements beaucoup plus sombres. Elle me tripotait quand elle me changeait, elle me pénétrait de diverses façons. Elle se masturbait auprès de moi, et elle me masturbait aussi. Ca ce n’est pas elle qui me l’a dit, il m’a fallu 15 ans de thérapie et mon propre enfant pour retrouver le chemin de l’inconcevable. Juste un bout de chemin, j’ai tellement peur de mes émotions. D’une certaine façon, je crois que je préfère encore ma peur face à la vie de tous les jours que d’affronter le chagrin tapi au fond de moi. Le chagrin d’une enfant aimante dont le monde s’écroule définitivement. J’ai detesté ma mère pendant 15 ans, sans savoir pourquoi. et aujourd’hui où je continue ma thérapie, je découvre ce qui est pour moi le comble: je l’aime! Cela aussi est inconcevable. Car la femme que j’ai devant moi n’a rien d’aimable. Et pourtant, je viens de renouer, de ressentir vivant au plus profond de moi, l’intense vibration d’amour que j’ai pour ma mère. ce fut un instant. Mon coeur s’est refermé rapidement devant ce dilemne insoluble: que faire d’un sentiment qui ne peut être vécu? Comment aimer quelqu’un qui non seulement ne m’aime pas, mais qui en plus m’a fait ça? sans remord, sans conscience, sans souvenir? Ma mère est un monstre froid et j’aime un monstre froid. C’est une constatation qui me désarme et me met en rage. Je suis, je reste ce bébé avec son immense pouvoir d’amour, dans ce corps d’adulte qui fait ce qu’il peut.

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Il est possible de s’en sortir

Il faut beaucoup de courage a des femmes et des hommes qui sont violents avec leurs enfants ou leurs conjoints pour venir consulter et oser dire le motif de la consultation. Mes premières consultations sur ces thèmes ont été compliquées pour moi car j’avais vécu une grande violence de la part de ma famille : violence physique et psychique et il a fallu que j’attende d’être réparée de cette enfance pour pouvoir à mon tour traiter et aider des personnes auteures de ces mêmes violences.
Il est important de travailler avec quelqu’un qui va être neutre dans la réception de cette parole et la description des faits.
S. a 40 ans au moment où elle vient me consulter : elle est maman de deux petites filles de quatre et six ans.

Elle vient me voir car, m’explique-t-elle, elle est violente, et, comme elle est médecin, elle sait exactement que les coups qu’elle porte peuvent être mortels.

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Force intérieure

Maman, j’ai dépensé tellement d’énergie, versé tant de larmes, vécu tant de désordres émotionnels en tout genre, risqué tellement de fois de perdre ce qui faisait de moi un être unique, perdre mon âme, ou pire ce que j’avais de plus précieux… qu’aujourd’hui, je témoigne par cette lettre. Le plus difficile est d’accepter cette cicatrice, et de regarder l’avenir, lorsque l’on se sent parfois morte à l’intérieur. Nous ne sommes pas fait pour la violence, nous sommes en voie d’accomplissement pour devenir des belles personnes, bienveillantes, aimantes. Nous avons le choix de nous transformer, ou de nous laisser emmurer dans nos héritages mortifères, dans les emprises et les conditionnements divers qui nous éloignent de notre vraie nature. C’est cette croyance qui m’a sauvé la vie, et qui me permet aujourd’hui d’avoir confiance en elle, et en mes semblables que je n’ai jamais cessés d’aimer.

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Une mère qui ne m’a jamais témoigné d’amour, ni physiquement ni en paroles

Et je suis heureuse de vous faire part de mon témoignage, avec ce message d’espoir : toutes les ressources sont au fond de nous, la Vie ne met sur mon Chemin que ce dont j’ai besoin pour m’accomplir

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